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Franchir les obstacles : Solutions innovantes pour les jeunes aspirant à l'immobilier




L'accession à la propriété pour les jeunes adultes représente un défi considérable, en particulier depuis l'année 2020. En effet, l'acquisition d'un bien immobilier requiert désormais d'importants fonds propres pour couvrir les frais annexes qui ne sont pas pris en charge par les prêts bancaires.

Cette situation soulève une question cruciale : comment procéder lorsqu'on ne dispose pas d'une épargne adéquate ?

Face à une flambée des prix immobiliers, une augmentation des taux d'intérêt et une restriction des conditions de prêt, les jeunes aspirant à devenir propriétaires de leur première habitation se heurtent à de multiples obstacles, surtout s'ils manquent de capitaux propres.

Quelles sont alors les options disponibles pour eux ?

Se contenter d'un prêt hypothécaire ne suffit plus. Acheter un bien immobilier entraîne des frais supplémentaires significatifs, qui varient selon les régions. Ces coûts incluent les droits d'enregistrement, la TVA, les honoraires notariaux, les frais de dossier hypothécaire, ainsi que les coûts liés au prêt, tels que l'assurance incendie et l'assurance solde restant dû.

La Fédération des Notaires évalue ces frais à environ 15% du prix de vente en moyenne, à Bruxelles et en Wallonie, bien que des allégements fiscaux puissent en réduire l'impact pour les primo-acquéreurs. Cependant, même avec ces aides, devenir propriétaire reste un défi, notamment à cause des limitations imposées par la Banque nationale de Belgique qui requiert que les acheteurs financent eux-mêmes au moins 10% du montant total de l'achat et des frais annexes.


Des solutions alternatives existent néanmoins pour surmonter ces barrières financières :


  1. Crédit hypothécaire social en Wallonie : La Société wallonne du crédit social (SWCS) propose un prêt hypothécaire à taux fixe, spécifiquement destiné aux jeunes, pour l'achat ou la construction d'un logement, avec des conditions de revenu et une durée de remboursement flexibles.

  2. Prêts du Fonds du Logement à Bruxelles : Le Fonds du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale offre des crédits hypothécaires à faible taux d'intérêt, pouvant financer jusqu'à 120% de la valeur d'un bien, incluant les coûts de rénovation ou les frais de notaire.

  3. Affectation hypothécaire : Utiliser un bien immobilier existant comme garantie pour un prêt peut également être une stratégie, en particulier si les parents sont prêts à hypothéquer l'un de leurs biens au profit de leur enfant.

  4. Crédit à la consommation : Les parents peuvent souscrire un crédit à la consommation pour couvrir certaines dépenses, telles que les frais de notaire, offrant ainsi une alternative pour accumuler le montant nécessaire au début.

  5. Soutien d'un ami : Un prêt ou une garantie fournie par un ami peut aider à combler le déficit financier, cet ami devenant alors copropriétaire d'une partie du bien jusqu'au remboursement de sa part.

  6. Acquisition à prix réduit : Certaines agences, comme l'Agence de promotion immobilière du Brabant wallon (APIBW) et Cidydev à Bruxelles, proposent des biens à des prix inférieurs au marché, sous certaines conditions.


Ces alternatives offrent aux jeunes la possibilité de surmonter les obstacles financiers à l'accession à la propriété, malgré un contexte économique difficile.

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